journée théo 2013

50 ans après Vatican II

Le samedi 9 février la COTMEC proposait une journée de réflexion à propos du 50e anniversaire du Concile :

« Vatican II, quel héritage ? » titre suivi d’une autre question :

« Son message social et économique interpelle-t-il toujours ? »

«  Les joies et le espoirs. Les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps  (les années 60!),des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. »

(Gaudium et spes)

Pour guider la quarantaine de personnes présentes dans cette réflexion la COTMEC avait fait appel à deux intervenants de qualité : le professeur Jean-Jacques Friboulet professeur d’économie à l‘Université de Fribourg et le théologien Martin Robra du Conseil œcuménique des Eglises convié à apporter le point de vue protestant sur le document.

Chercher à donner un reflet complet de ces deux conférences, riches et denses, de plus d’une heure, dépasse largement les limites de cet article !

Ce qui paraît plus important au terme de cette journée, c’est que notre Eglise, nos communautés et nous-mêmes gardions en permanence cette interpellation, toujours actuelle, dans un contexte de société et de monde devenu totalement différent. Bouleversé.

A titre d’exemple : s’il n’y a plus de blocs opposés Est-Ouest, s’est installée une dictature mondiale de la finance et les lois du marché sont dictées par le profit immédiat. En 50 ans, les risques écologiques sont devenus majeurs, l’explosion des moyens de communication modifie considérablement nos comportements…

La difficulté et la mission  pour l’Eglise n’a pas changé : relancer la nécessité de promouvoir le bien commun, le respect de la personne humaine, l’impératif de la justice sociale et la nécessité de dépasser une éthique individualiste. Bref, être du monde, sans être du monde et « repérer les (nouveaux) signes des temps » selon la formule de Jean XXIII.

Aujourd’hui quelle peuvent être notre réponse et celle de l’Eglise dans la fidélité à la perspective de Gaudium et spes ?

Comment construire l’espérance aujourd’hui, dans un monde en crise ?

Comment faire place au point de vue des faibles et des exclus, sachant que la Joie promise par les Evangiles, ne saurait s’envisager sans reconnaître en eux, la figure du Christ opprimé ?